Kinshasa,22 juin 2026- La République démocratique du Congo et le Rwanda ont réaffirmé leur volonté commune de poursuivre le rapatriement volontaire, sûr et digne des réfugiés lors d’une réunion ministérielle de haut niveau tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Cette rencontre s’inscrit dans les efforts régionaux visant à apporter des solutions durables à la question des populations déplacées et réfugiées dans la région des Grands Lacs.
Les délégations des deux pays ont salué les progrès enregistrés dans le processus de retour des réfugiés congolais vivant au Rwanda.
Depuis janvier 2025, un total de 4 732 réfugiés congolais ont regagné leur pays d’origine, dont 2 347 au cours de l’année 2026. Kinshasa et Kigali ont estimé que ces résultats témoignent d’une dynamique encourageante qui mérite d’être renforcée.
Dans cette perspective, les deux gouvernements se sont fixé l’objectif d’atteindre 10 000 retours volontaires de réfugiés congolais d’ici la fin de l’année 2026.
Afin de faciliter la mise en œuvre de cet engagement, ils ont convenu d’organiser des réunions transfrontalières trimestrielles destinées à améliorer la coordination des opérations de rapatriement et à résoudre les éventuelles difficultés sur le terrain.
Les discussions ont également porté sur la situation des réfugiés rwandais présents sur le territoire congolais.
Les autorités des deux pays ont décidé d’utiliser le poste frontalier de Kamanyola-Bugarama comme principal point de passage pour le retour volontaire des réfugiés rwandais. Plus de 3 600 personnes auraient déjà exprimé leur volonté de rentrer au Rwanda dans le cadre de ce programme.
Les participants ont par ailleurs pris en compte les défis sanitaires liés à l’épidémie d’Ebola qui affecte certaines zones de la région.
Ils ont souligné la nécessité d’intégrer les mesures de prévention et de contrôle sanitaire dans toutes les opérations de rapatriement afin de garantir la sécurité des réfugiés et des communautés d’accueil.
Cette nouvelle étape de coopération entre Kinshasa et Kigali intervient dans un contexte marqué par la recherche de solutions durables aux crises humanitaires et sécuritaires qui touchent la région des Grands Lacs.
Les deux pays ont réaffirmé leur attachement aux principes du droit international relatifs à la protection des réfugiés et à la promotion des retours volontaires dans des conditions respectueuses de la dignité humaine.
