Kinshasa, 27 juin 2026- Le Venezuela est plongé dans le deuil après deux puissants séismes de magnitude 7,2 puis 7,5 qui ont frappé le pays le mercredi 24 juin. Selon le dernier bilan communiqué samedi par le président du Parlement monocaméral, Jorge Rodriguez, au moins 1 430 personnes ont perdu la vie, tandis que plusieurs milliers d’autres ont été blessées. Les autorités redoutent toutefois une aggravation du bilan à mesure que les opérations de recherche progressent.
Les Nations unies indiquent que plus de 50 000 personnes sont toujours portées disparues. Les équipes de secours poursuivent leurs fouilles dans les zones dévastées, où de nombreux habitants pourraient encore être ensevelis sous les décombres.
D’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), jusqu’à 6,76 millions de personnes pourraient avoir été affectées par cette catastrophe, dont près de deux millions dans la seule ville de Caracas. La région de La Guaira, située au nord de la capitale, est la plus durement touchée. Les destructions y sont considérables et l’aéroport international de Maiquetia a dû fermer ses portes. Plusieurs habitants dénoncent l’absence d’une assistance suffisante ainsi que le manque d’informations officielles sur la situation.
Trois jours après cette catastrophe, considérée comme la plus meurtrière enregistrée au Venezuela depuis 1900, la solidarité internationale commence à s’organiser. Des équipes de recherche et de sauvetage provenant d’au moins 17 pays sont arrivées pour renforcer les opérations. Les États-Unis ont annoncé le déploiement de 250 secouristes, après avoir promis une aide de 150 millions de dollars. Deux navires de guerre, des avions de transport et des hélicoptères ont également été mobilisés pour soutenir les efforts humanitaires.
La réponse des autorités vénézuéliennes fait cependant l’objet de nombreuses critiques. Vendredi, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a été huée par des habitants lors d’une visite sur le site d’un immeuble effondré à Caracas. Plusieurs sinistrés accusent le gouvernement d’avoir tardé à organiser les secours et de ne pas déployer suffisamment de moyens pour retrouver les personnes disparues.
Alors que les recherches se poursuivent, les autorités comme les organisations humanitaires craignent que le nombre de victimes continue d’augmenter dans les prochains jours.
