Kinshasa, 13 juillet 2026 – Le procès FRIVAO s’est ouvert ce lundi devant la Cour de cassation à Kinshasa avec la comparution de Constant Mutamba, ancien ministre d’État en charge de la Justice. Cette nouvelle étape judiciaire intervient après les audiences qui avaient déjà eu lieu devant la Cour d’appel dans ce dossier lié à la gestion des fonds destinés au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
À l’audience, Constant Mutamba a dénoncé les conditions de son interrogatoire, affirmant avoir reçu trois magistrats dans sa chambre d’hôpital alors qu’il était dans un état de santé difficile. « Je ne pouvais même pas parler. Ils m’ont trouvé pratiquement en tenue d’Adam, en train de recevoir mes traitements », a-t-il déclaré, indiquant attendre l’accès au procès-verbal pour vérifier les éléments qui y ont été consignés.
De son côté, le parquet a évoqué plusieurs montants qui auraient été détournés entre septembre 2024 et mars 2025. Selon l’accusation, près de 15 millions de dollars auraient été versés au profit d’une société, 4 millions de dollars à l’Institut Congolais de Conservation de la Nature (ICCN), 200 000 dollars à une entité commerciale non clairement identifiée, ainsi que 1 024 000 dollars et 175 864,641 dollars au profit d’autres structures.
Ces montants sont au cœur des accusations examinées par la justice dans cette affaire portant sur la gestion des fonds du FRIVAO. Constant Mutamba conteste les faits qui lui sont reprochés et affirme vouloir défendre sa position devant la Cour de cassation.
