Kinshasa,17 juillet 2026- Longtemps identifié comme le berceau du diamant en République démocratique du Congo, le Grand Kasaï pourrait bientôt s’imposer comme un nouveau bassin cuprifère. Avec le lancement des activités de prospection géologique du projet MICKA (Mines de Cuivre du Kasaï) à Miabi, au Kasaï-Oriental, l’ambition est de démontrer que cette région dispose d’importants gisements de cuivre capables de contribuer à la diversification de l’économie nationale.
À la tête de cette initiative figure Louis Watum Kabamba, dont le parcours est déjà associé à plusieurs grands projets miniers en Afrique.
Pendant plusieurs décennies, le Kasaï-Oriental est resté principalement connu pour l’exploitation du diamant à travers la Minière de Bakwanga (MIBA). Le lancement du projet MICKA ouvre toutefois une nouvelle perspective en misant sur le potentiel cuprifère de cette région, jusqu’ici peu exploré sous cet angle.
Ce projet s’inscrit dans la continuité du parcours de Louis Watum Kabamba, reconnu dans l’industrie minière pour avoir participé au développement de plusieurs projets majeurs. Son nom est notamment associé à la mine de Yatela au Mali, à Kibali Gold Mine dans le Haut-Uélé, au complexe cuprifère de Kamoa dans le Lualaba ainsi qu’à la relance de la mine de Kipushi (KICO) dans le Haut-Katanga.
L’exemple de Kibali demeure l’une des références les plus marquantes. Depuis la mise en production de la mine en 2013, ce projet est devenu l’une des plus importantes exploitations aurifères d’Afrique, contribuant à la transformation économique du Haut-Uélé grâce à d’importants investissements dans les infrastructures, l’énergie et l’emploi.
Le succès de Kamoa, aujourd’hui considéré parmi les plus grands complexes cuprifères du monde, ainsi que la renaissance de KICO après plusieurs décennies d’arrêt, renforcent également la réputation de Louis Watum Kabamba comme acteur de grands projets miniers.
Pour le projet MICKA, les travaux n’en sont encore qu’au stade de la prospection géologique. Les études devront confirmer l’existence, l’étendue et la rentabilité des éventuels gisements de cuivre avant toute phase d’exploitation.

Si les résultats se révèlent concluants, les projections évoquent une production annuelle pouvant atteindre entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre. Le projet prévoit également des investissements dans les infrastructures énergétiques, notamment une centrale hydroélectrique et des installations photovoltaïques destinées à accompagner l’industrialisation du Grand Kasaï.
Les retombées attendues concernent notamment la création de milliers d’emplois directs et indirects, le développement des infrastructures, l’accroissement des recettes publiques ainsi que la diversification de l’économie régionale, longtemps dépendante du diamant.
Bien que le projet soit encore à ses débuts, il nourrit l’ambition de faire du Grand Kasaï une nouvelle frontière du cuivre en Afrique. Si les promesses géologiques sont confirmées, MICKA pourrait rejoindre la liste des grands projets miniers qui ont marqué le parcours de Louis Watum Kabamba et contribuer à écrire un nouveau chapitre de l’histoire minière de la République démocratique du Congo.
