Kinshasa, 17 juillet 2026- Les principaux leaders de l’opposition congolaise ont officiellement notifié au gouverneur de la ville de Kinshasa l’organisation d’une manifestation pacifique prévue le mercredi 22 juillet 2026 en direction du Palais de la Nation.
Cette mobilisation interviendra le même jour que celle annoncée par l’Union sacrée de la Nation, faisant craindre une journée politiquement sensible dans la capitale.
Dans une correspondance datée du 4 juillet 2026 et adressée au gouverneur de Kinshasa, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga indiquent agir conformément à l’article 26 de la Constitution relatif à la liberté de manifestation.
Selon cette notification, la marche vise à exprimer l’attachement des citoyens au respect de la Constitution, à la défense de l’État de droit et à la préservation de l’ordre constitutionnel. Les organisateurs prévoient également de remettre un mémorandum au président de la République à l’issue d’un sit-in devant le Palais de la Nation.
L’annexe jointe à la correspondance détaille plusieurs itinéraires devant être empruntés par les manifestants en provenance des différents districts de Kinshasa, avec un rassemblement prévu à partir de 9 heures.
Les organisateurs demandent aux autorités provinciales de prendre acte du caractère strictement pacifique de cette manifestation et de mettre en place les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des participants.
Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions politiques. En effet, le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, André Mbata, a confirmé que la plateforme présidentielle organisera également des manifestations le 22 juillet à Kinshasa, dans les chefs-lieux des provinces ainsi que dans la diaspora.
Selon lui, cette mobilisation vise à dénoncer ce qu’il qualifie de « tentative de coup d’État contre la Nation » attribuée à des alliés du Rwanda et de l’AFC/M23.
La tenue de ces deux mobilisations concurrentes à la même date place désormais les autorités devant le défi d’encadrer les manifestations tout en garantissant le respect des libertés publiques et le maintien de l’ordre.
