Kinshasa, 20 juillet 2026- Les entreprises minières opérant en République démocratique du Congo disposent jusqu’au 31 juillet 2026 pour se conformer aux dispositions du Code minier imposant une participation des Congolais dans leur capital social. À l’approche de cette échéance, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, réaffirme sa détermination à faire appliquer ces mesures, considérées comme un levier majeur de la souveraineté économique nationale.
Cette réforme, portée conformément à la vision du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, vise à renforcer la place des Congolais dans la chaîne de valeur des ressources minières en leur permettant de devenir actionnaires et bénéficiaires directs des richesses issues du sous-sol national.
L’article 71 bis du Code minier, introduit par la loi n°18/001 du 9 mars 2018, prévoit que 10 % du capital social des sociétés minières d’exploitation soient réservés aux Congolais. Le Règlement minier précise que cette participation est répartie entre 5 % destinés aux travailleurs congolais et 5 % réservés à des personnes physiques de nationalité congolaise.
Le dispositif s’étend également aux entités de traitement ne disposant pas de titres miniers, lesquelles sont tenues de réserver au moins 50 % de leur capital social à des Congolais. Cette mesure entend favoriser l’émergence d’investisseurs nationaux, développer les compétences locales et accélérer la transformation des minerais sur le territoire congolais.
Pour permettre aux entreprises de s’adapter à ces exigences, le ministère des Mines avait accordé un moratoire exceptionnel par une note circulaire du 30 janvier 2026. Cette période transitoire prendra fin le 31 juillet 2026, date à partir de laquelle les opérateurs devront démontrer leur conformité aux dispositions légales en vigueur.
Selon le ministère des Mines, cette réforme permettra aux Congolais de ne plus être uniquement des employés du secteur, mais aussi des actionnaires, des investisseurs et des bénéficiaires directs de la valeur créée par l’exploitation des ressources minières. Elle devrait également renforcer la transparence et la gouvernance des entreprises grâce à une implication accrue des nationaux dans leur capital.
