Kinshasa, 20 juillet 2026- Le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a minimisé la portée de la plainte déposée à la Cour pénale internationale (CPI) par les opposants Moïse Katumbi et Joseph Kabila contre le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Réagissant à cette initiative, le président intérimaire du parti présidentiel a affirmé que cette démarche est sans effet et ne produira aucune conséquence politique ou judiciaire à l’encontre du chef de l’État congolais.
Pour Augustin Kabuya, cette plainte ne constitue qu’une manœuvre de diversion destinée à détourner l’attention de l’opinion publique des enjeux majeurs auxquels le pays est confronté. Il est allé plus loin en affirmant que cette initiative aurait été menée sur instruction de Paul Kagame, le président du Rwanda, accusé à plusieurs reprises par Kinshasa de soutenir les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.
« C’est une distraction », a déclaré le dirigeant de l’UDPS, qui considère cette action comme un « non-événement » sur le plan politique. Selon lui, les auteurs de la plainte cherchent davantage à alimenter la polémique qu’à obtenir une véritable issue judiciaire.
Cette sortie d’Augustin Kabuya intervient dans un contexte de fortes tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Ces dernières semaines, les débats se sont intensifiés autour de la gouvernance du pays, de la situation sécuritaire dans l’Est et des réformes institutionnelles envisagées par les autorités.
La plainte déposée devant la CPI par Moïse Katumbi et Joseph Kabila a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique congolaise. Alors que les opposants présentent leur démarche comme une quête de justice, le camp présidentiel y voit une tentative de déstabilisation politique visant à fragiliser les institutions de la République.
En qualifiant cette procédure de « non-événement », l’UDPS affiche sa confiance quant à l’absence de conséquences pour le président Félix Tshisekedi et réaffirme son soutien à l’action du chef de l’État dans un contexte politique particulièrement tendu.
