Kinshasa, 17 juillet 2026- Le Conseil de sécurité des Nations unies a renforcé son dispositif de sanctions contre les acteurs impliqués dans l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo.
À travers son Comité des sanctions créé en vertu de la résolution 1533 (2004), l’ONU a inscrit six individus et deux entités sur sa liste de sanctions, parmi lesquels figurent Corneille Nangaa, l’Alliance Fleuve Congo (AFC) ainsi que plusieurs responsables de groupes armés actifs dans l’est du pays.
Selon un communiqué des Nations unies rendu public le 16 juillet, ces nouvelles inscriptions ont été approuvées le 14 juillet.
Elles visent notamment Corneille Nangaa, présenté comme le chef de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), une coalition politico-militaire associée au M23.
Le colonel John Imani Nzenze, décrit comme chef du renseignement du M23, figure également sur cette liste pour son rôle présumé dans la planification, le soutien et la coordination des activités du mouvement armé.
Le Comité des sanctions a aussi ciblé Sébastien Uwimbabazi, affilié aux FDLR dans le territoire de Rutshuru, Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », commandant des FDLR-FOCA, Muhammed Lumisa, présenté comme responsable de la logistique extérieure des ADF, ainsi que le colonel Charles Sematama, identifié comme un responsable du groupe armé Twirwaneho.
Outre ces six personnalités, deux organisations ont été ajoutées à la liste des sanctions : l’Alliance Fleuve Congo (AFC), qualifiée de mouvement politico-militaire, et Twirwaneho, groupe armé opérant principalement dans la province du Sud-Kivu.
Conformément aux mesures en vigueur du Conseil de sécurité, les personnes et entités sanctionnées sont désormais soumises à un gel de leurs avoirs, à une interdiction de voyager et à un embargo sur les armes.
Ces dispositions s’inscrivent dans les efforts des Nations unies visant à lutter contre les groupes et individus accusés d’alimenter l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.
