Kinshasa, 7 août 2026- Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé avoir facilité, du 6 au 7 août 2026, le transport de 15 personnes libérées par les autorités de la République démocratique du Congo avant leur remise à l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), dans le cadre du mécanisme de libération des détenus mis en place sous la médiation du Qatar.
Dans un communiqué, l’organisation humanitaire indique être intervenue en qualité d’intermédiaire neutre, conformément au mandat qui lui a été confié par les deux parties dans le cadre du processus de Doha.
Son rôle a consisté à faciliter l’identification, la vérification ainsi que le transfert sécurisé des personnes concernées, dans le respect des principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance qui guident son action.
Selon le CICR, cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre du mécanisme conclu en septembre 2025 entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23.
Ce dispositif vise à organiser les libérations réciproques de détenus en tant que mesure de confiance destinée à soutenir les négociations de paix engagées sous la médiation du Qatar.
Cette remise marque une nouvelle étape dans l’application des engagements pris par les deux parties à Doha.
Les discussions portent notamment sur la mise en œuvre des mesures de confiance, le respect du cessez-le-feu et la recherche d’un accord politique global susceptible de mettre un terme au conflit qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.
Le CICR rappelle qu’il avait déjà joué un rôle similaire entre avril et mai 2025 en facilitant le transfert de plus de 1 300 militaires et policiers congolais désarmés, ainsi que leurs familles, de Goma vers Kinshasa.
Cette opération avait été menée à la demande des parties concernées dans le cadre de son mandat humanitaire.
Aucun détail n’a été communiqué sur l’identité des 15 personnes remises à l’AFC/M23 ni sur les circonstances ayant conduit à leur libération.
Le CICR souligne que son intervention est exclusivement humanitaire et ne constitue en aucun cas une prise de position sur les négociations ou sur les parties impliquées dans le conflit.
