Kinshasa, 06 août 2026- L’artiste musicien Blaise Bula, président du Conseil d’administration (PCA) de la Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA), a appelé à la décrispation de la crise qui secoue cette institution en privilégiant le dialogue entre les parties en conflit.
S’exprimant au cours d’un point de presse organisé ce jeudi 6 août à l’espace 1-2-3 à Kinshasa, le chanteur a dénoncé ce qu’il considère comme un bicéphalisme entretenu au sein de la structure chargée de la gestion collective des droits d’auteur en République démocratique du Congo.
Devant les journalistes, Blaise Bula a rappelé qu’il exerce les fonctions de PCA de la SOCODA en vertu d’une ordonnance présidentielle publiée au Journal officiel. Il a par ailleurs accusé Jossart N’yoka Longo de s’être autoproclamé à la tête de l’organisation, une situation qui, selon lui, alimente la confusion et fragilise davantage une institution censée défendre les intérêts des artistes et créateurs congolais.
Au-delà des divergences de leadership, Blaise Bula a insisté sur la nécessité de préserver l’intérêt collectif des sociétaires.
« La SOCODA n’appartient à personne. Elle appartient à tous les opérateurs des œuvres de l’esprit », a-t-il déclaré, estimant que les querelles internes ne devraient pas détourner l’institution de sa mission première.
Pour l’artiste, la gestion des droits d’auteur doit demeurer un enjeu commun à l’ensemble des auteurs, compositeurs, interprètes, producteurs et autres acteurs du secteur culturel. Il a ainsi invité toutes les parties prenantes à faire preuve de responsabilité afin de privilégier l’intérêt général des créateurs congolais.
Afin de sortir durablement de cette crise, Blaise Bula a recommandé l’ouverture d’un dialogue franc et inclusif entre les différentes parties concernées. Il estime que seule une concertation sincère permettra de restaurer la cohésion au sein de la SOCODA et de mettre un terme aux tensions qui paralysent son fonctionnement.
Dans le même élan, il a plaidé pour la réalisation d’un audit général de la gestion de l’institution. Selon lui, cet exercice de transparence permettra d’évaluer la gouvernance de la SOCODA, de clarifier certaines zones d’ombre et de renforcer la confiance des sociétaires envers leur organisation.
Le musicien a également appelé à la mise en pratique des recommandations formulées par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui avait encouragé les différentes parties à privilégier la voie du dialogue pour résoudre les différends affectant le secteur culturel.
Pour Blaise Bula, l’avenir de la SOCODA dépend avant tout de la capacité des acteurs concernés à dépasser les rivalités personnelles afin de construire une institution forte, crédible et véritablement au service des artistes congolais.
À travers son plaidoyer, l’artiste affirme vouloir contribuer à l’instauration d’un climat de paix et de confiance au sein de la société de gestion collective, convaincu que l’unité demeure la meilleure garantie pour la protection et la promotion des droits des créateurs de la République démocratique du Congo.
