Kinshasa, 22 août 2026- Le ton monte autour du débat sur le vivre-ensemble en République démocratique du Congo. Prince Epenge, président de l’ADD Congo et cadre de Lamuka, met Azarias Ruberwa au défi d’assumer un débat ouvert, sans menaces ni intimidations.
Dans une sortie au ton particulièrement ferme, Prince Epenge estime que la question du vivre-ensemble mérite mieux que les rapports de force, les pressions et les discours qu’il qualifie de « carabistouilles ».
Pour le responsable politique, le débat est possible, nécessaire et même incontournable, mais il doit se tenir dans la vérité, la responsabilité et le respect mutuel.
« Dites à Ruberwa qu’un débat sur le bien vivre ensemble est possible et nécessaire, mais qu’il cesse avec des menaces, intimidations, chantages et carabistouilles », lance Prince Epenge.
Une manière de poser clairement les limites : la cohésion nationale ne peut pas se construire sous la peur ni sous la pression. Pour le président de l’ADD Congo, les Congolais doivent pouvoir confronter leurs lectures de l’histoire et leurs visions de la nation sans intimidation.
Prince Epenge place justement l’histoire au cœur de cette démarche. À ses yeux, la mémoire collective ne doit pas être utilisée comme une arme de division, mais comme un outil permettant aux Congolais de mieux comprendre leur passé et de construire leur avenir ensemble.
« L’histoire est un puissant vecteur d’union. La connaître, c’est s’aimer, s’accepter, s’assumer, s’unir et se tolérer », insiste-t-il.
Le message est donc sans ambiguïté : il faut parler, mais il faut parler vrai. Pas de chantage, pas d’intimidation, pas de menaces. Pour Epenge, le vivre-ensemble ne peut être une formule politique de circonstance ; il doit reposer sur la reconnaissance de l’histoire, l’acceptation des différences et la volonté de construire une nation où chacun se sent pleinement Congolais.
Avec cette prise de position, Prince Epenge entend ainsi transformer la polémique en un véritable débat national : si Ruberwa veut parler du vivre-ensemble, qu’il accepte le débat contradictoire et que les Congolais puissent enfin se dire les vérités qui fâchent, sans peur et sans pression.
