Kinshasa, 21 août 2026- L’ancien vice-président de la République, Azarias Ruberwa, a rejeté les accusations selon lesquelles l’actuelle Constitution de la République démocratique du Congo serait le résultat d’une manipulation étrangère.
Il rappelle avoir lui-même participé à la campagne pour son adoption à travers plusieurs régions du pays.
« Tout le monde a été envoyé pour aller faire la propagande. Moi, j’ai été à Bunia, au Kivu et ailleurs », a-t-il déclaré lors d’un Space en direct, rappelant la mobilisation des acteurs politiques de l’époque pour expliquer le contenu du texte à la population.
Azarias Ruberwa insiste sur le processus institutionnel ayant conduit à l’adoption de la Constitution.
« Cette Constitution est passée par tout le circuit institutionnel : le Sénat, l’Assemblée nationale et les autres instances », a-t-il souligné, rappelant qu’elle avait également été soumise au référendum.
Il juge dès lors « malhonnête » le discours consistant à présenter ce texte comme un document imposé de l’extérieur.
« C’est malhonnête de dire que cette Constitution est un mensonge qu’on nous a imposé de l’extérieur », a-t-il dénoncé, estimant que son adoption avait résulté d’un processus impliquant les institutions et la population congolaise.
L’ancien vice-président revient également sur la question de la décentralisation, l’un des enjeux mis en avant lors de la campagne pour l’adoption de la Constitution.
« Moi, j’ai été à Bunia. Nous avons expliqué aux populations les bénéfices de la décentralisation approfondie, notamment par rapport aux ressources naturelles locales », a-t-il expliqué.
Azarias Ruberwa critique par ailleurs certains acteurs politiques qui réclament aujourd’hui une modification de la Constitution alors qu’ils avaient, selon lui, participé à sa promotion.
« Ceux qui demandent aujourd’hui de changer cette Constitution sont parfois ceux-là mêmes qui avaient fait campagne pour son avènement et qui bénéficient pleinement de ses dispositions », a-t-il fait remarquer.
