Beni, 14 août 2026- En marge de la cérémonie de commémoration des victimes des massacres perpétrés par les ADF-NALU dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, le Collectif des victimes de l’agression rwandaise (CVAR-ONGDH) s’est rendu au cimetière des victimes, à Boikene, pour entretenir les tombes et rendre hommage aux personnes tuées dans les violences.
Sur place, plusieurs victimes et familles endeuillées ont renouvelé leur appel à la justice et à la fin des violences qui continuent d’affecter les populations de l’Est de la République démocratique du Congo.
Des témoignages poignants ont notamment été recueillis auprès de personnes affirmant avoir subi des violences de la part des combattants du M23. « Mon fils est devenu fou à cause des coups de fouet du M23 », a témoigné une victime, évoquant les séquelles laissées par les violences subies.
Pour le CVAR-ONGDH, la commémoration ne doit pas se limiter au souvenir des victimes. Elle doit également servir de moment de mobilisation en faveur de la justice, de la protection des civils et de la fin des massacres dans l’Est du pays.
Les participants ont appelé les autorités congolaises et la communauté internationale à renforcer les mécanismes de protection des populations civiles et à poursuivre les auteurs présumés des crimes commis contre les populations.
La ville de Beni reste profondément marquée par plusieurs années de massacres attribués notamment aux ADF, qui ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de nombreuses familles dans les territoires de Beni et de Lubero.
À travers cet hommage au cimetière de Boikene, les victimes entendent ainsi maintenir la mémoire des disparus et rappeler que les violences qui frappent l’Est de la RDC ne doivent pas rester impunies.
