Kinshasa, 23 août 2026- Cent jours après la déclaration officielle de l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, la situation demeure préoccupante. Selon le dernier bilan, 5 375 cas confirmés ont été enregistrés, dont 2 557 décès.
Déclarée il y a cent jours, l’épidémie s’est progressivement étendue au-delà de son foyer initial. D’une seule province touchée au début de la riposte, le virus est désormais signalé dans six provinces et près de 55 zones de santé.
La souche Bundibugyo du virus Ebola constitue l’une des principales difficultés de cette riposte. Moins connue des équipes sanitaires congolaises que la souche Zaïre, elle aurait contribué à retarder l’identification des premiers cas et à compliquer la réponse sanitaire.
Au cours des dernières semaines, les autorités sanitaires ont multiplié les opérations de surveillance, de prise en charge des malades et de recherche des contacts. Malgré ces efforts, la transmission se poursuit dans plusieurs zones, maintenant une forte pression sur le système de santé.
Cette épidémie a également connu une progression géographique importante. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé, de la Tshopo et du Bas-Uélé sont concernées par la propagation du virus.
Sur le plan financier, le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, avait annoncé la mobilisation de près de 700 millions de dollars sur le milliard promis par les partenaires pour soutenir la riposte.
Il avait toutefois précisé que le gouvernement congolais devait assurer la coordination et l’orientation de ces ressources vers les acteurs engagés sur le terrain.
Cent jours après la déclaration de l’épidémie, le nombre de victimes et l’extension géographique du virus montrent que la riposte reste confrontée à d’importants défis.
Les autorités sanitaires doivent notamment renforcer la surveillance, accélérer la détection des cas et améliorer la prise en charge afin de réduire la transmission et la mortalité.
