Kinshasa, 19 août 2026- L’opposant congolais Martin Fayulu a réagi à la plainte déposée auprès de la Cour pénale internationale (CPI) par des représentants de la communauté Banyamulenge à la suite d’incidents impliquant certains de ses partisans à Bruxelles, en Belgique.
Interrogé sur cette démarche judiciaire, le président de l’ECiDé a réaffirmé sa vision de la nationalité congolaise tout en abordant la question sensible de l’identité et des origines des communautés vivant en République démocratique du Congo.
Selon lui, l’acquisition de la nationalité congolaise relève d’un cadre légal individuel qui ne saurait être remise en cause. Toutefois, il a estimé que l’appartenance ancestrale à certaines terres du Sud-Kivu demeure liée aux communautés historiquement établies dans cette région.
« Si vous dites que vous êtes Congolais, mais d’origine rwandaise parce que vous êtes venus et que vous avez eu la nationalité congolaise, où est le problème ? », a-t-il déclaré tout en rejetant ce qu’il considère comme une tentative de redéfinition de la réalité ethnique du pays.
Dans ses propos, il a soutenu que les groupes ethniques traditionnellement reconnus en RDC ne comptent pas de tribu dont la langue d’origine est le kinyarwanda, une affirmation qui suscite régulièrement des débats dans les milieux politiques et académiques.
Abordant ensuite les accusations portées contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la région de Minembwe, Martin Fayulu a pris la défense de l’armée nationale, rappelant que celle-ci est engagée dans un conflit armé contre l’AFC/M23 dans l’est du pays.
Il a également mis en avant les souffrances subies par les populations congolaises au cours des décennies de violences dans la région, évoquant les millions de victimes attribuées aux conflits armés qui secouent l’Est de la RDC.
« Moi je suis Congolais. Je défends les intérêts de qui ? Des Congolais », a-t-il déclaré, en conclusion de son intervention.
Cette sortie intervient alors que les questions liées à l’identité, à la citoyenneté et à la coexistence des communautés continuent d’alimenter le débat public dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays et les tensions autour de la présence de groupes armés.
