Kinshasa, 18 août 2028- Un groupe de 54 élus démocrates de la Chambre des représentants des États-Unis a exprimé ses préoccupations concernant les accords conclus autour des minerais critiques, notamment le Strategic Partnership Agreement (SPA) signé avec la République démocratique du Congo.
Dans une lettre datée du 17 août et adressée à plusieurs hauts responsables de l’administration du président Donald Trump, les parlementaires, conduits entre autres par Linda Sánchez, Jared Huffman et Jonathan Jackson, dénoncent un manque de transparence dans la négociation et la mise en œuvre de ces accords stratégiques.
Les signataires affirment craindre que les engagements actuels ne comportent pas suffisamment de garanties contraignantes en matière de respect des droits humains, de protection des travailleurs, de préservation de l’environnement, ainsi que de gouvernance et de lutte contre la corruption.
Les élus américains demandent également des clarifications sur des informations évoquant un possible financement américain destiné à une force paramilitaire chargée de sécuriser certaines activités minières en RDC. Selon eux, de telles initiatives méritent un examen approfondi afin de garantir leur conformité aux normes américaines et internationales.
La question de l’homme d’affaires Dan Gertler est aussi soulevée dans cette correspondance. Les parlementaires s’inquiètent de l’éventualité d’une levée des sanctions Magnitsky qui le visent, estimant qu’une telle décision pourrait avoir des implications importantes dans les discussions liées à l’exploitation et à la commercialisation du cobalt congolais.
À travers cette démarche, les 54 représentants demandent à l’administration américaine de répondre à dix questions précises portant sur les garanties sociales, environnementales et financières associées aux accords conclus avec la RDC et d’autres partenaires du secteur des minerais critiques.
Au-delà des interrogations soulevées, les élus réclament un processus de négociation davantage transparent et soumis à un contrôle renforcé du Congrès.
Cette prise de position illustre l’importance stratégique croissante des ressources minières congolaises dans les enjeux économiques et géopolitiques mondiaux, particulièrement dans le contexte de la transition énergétique et de la compétition internationale pour l’accès aux minerais critiques.
