Kinshasa, 24 août 2026- Après plusieurs jours de recherches, les corps des six personnes portées disparues à la suite de l’accident survenu dans un site minier artisanal de Kakanda, dans la province du Lualaba, ont été repêchés.
Cette découverte marque une nouvelle étape dans ce dossier qui continue de susciter émotion et interrogations au sein de la communauté locale.
Le bilan définitif fait état de six morts, dont cinq hommes et une femme. Parmi les victimes figurent plusieurs responsables coutumiers, notamment le chef Kuvumbi, le chef Shonongo, le représentant officiel du chef Kishiba ainsi que le président des féticheurs de la zone.
Trois autres personnes présentes lors de l’accident ont survécu. Il s’agit du chef Lumbwe, de son épouse et du frère du chef, qui ont pu être secourus.
Les opérations de recherche ont été menées dans un contexte particulièrement difficile, marqué par une forte mobilisation des communautés locales et des autorités coutumières. Des cérémonies traditionnelles ont également été organisées durant les jours ayant précédé le repêchage des dépouilles.
La suite du dossier reste désormais liée à l’établissement des circonstances exactes de l’accident. Les conditions dans lesquelles le véhicule et ses occupants se sont retrouvés dans le site minier doivent notamment être clarifiées par les autorités compétentes.
Dans la communauté locale, des témoignages évoquent par ailleurs l’existence de tensions entre certains responsables coutumiers autour des intérêts liés à l’exploitation minière artisanale.
Ces informations alimentent diverses spéculations à Kakanda, mais aucun élément officiel ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre ces différends présumés et l’accident.
Le repêchage des six corps devrait ainsi permettre aux autorités de poursuivre les investigations et de déterminer d’éventuelles responsabilités.
Au-delà du drame humain, cet accident remet une nouvelle fois en lumière les risques liés à l’exploitation artisanale dans les anciens sites miniers de la région.
La question de la sécurisation de ces espaces, notamment ceux abandonnés par les entreprises minières, apparaît désormais comme un enjeu majeur afin d’éviter que de nouveaux accidents similaires ne se reproduisent.
