Beni, 25 août 2026- Des jeunes ont attaqué et caillassé lundi 24 août une morgue d’une structure sanitaire à Beni, dans la province du Nord-Kivu, avant d’en extraire de force un corps.
L’incident intervient alors que la République démocratique du Congo fait face à une épidémie d’Ebola qui continue de mobiliser les autorités sanitaires.
Selon les données actualisées de la riposte, l’épidémie a déjà enregistré 5.514 cas confirmés, dont 2.642 décès, dans six provinces du pays, soit un taux de létalité de 47,9 %. La situation concerne notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo.
La manipulation et le déplacement d’une dépouille en dehors des procédures sanitaires prévues exposent à des risques supplémentaires de propagation du virus, alors que les équipes de riposte sont engagées dans des opérations de prise en charge des malades, de suivi des contacts et de sécurisation des dépouilles.
Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Somo Kakule, avait récemment averti que toute personne qui entraverait les opérations de riposte contre Ebola ou s’en prendrait aux agents mobilisés serait sévèrement sanctionnée.
Les mêmes données font état de 808 patients actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 1.200 personnes sont déclarées guéries. Le suivi des contacts est, quant à lui, évalué à 83,4 %.
Cet incident intervient dans un contexte où les autorités sanitaires insistent sur le respect strict des mesures de prévention et des procédures encadrant la gestion des dépouilles, considérées comme particulièrement sensibles en période d’épidémie.
