Kinshasa, 27 août 2026- Le président du Forum national de la jeunesse, Patrick Katengo Mafo, salue le discours du président Félix Tshisekedi prononcé ce jeudi, particulièrement ses prises de position sur le dialogue national, l’exclusion des groupes armés et le refus d’une amnistie générale pour les auteurs des crimes les plus graves commis en République démocratique du Congo.
Dans ses propos, Patrick Katengo soutient notamment la décision du Chef de l’État d’exclure du dialogue national les mouvements ayant choisi la voie des armes contre les institutions de la République. Il estime que ceux qui ont pris les armes, notamment Corneille Nangaa et Joseph Kabila dans le cadre des accusations liées à l’AFC/M23, ne peuvent prétendre obtenir une légitimité politique en raison de leurs actions militaires.
Pour le président du Forum national de la jeunesse, la recherche de la paix ne doit pas conduire à banaliser les violences commises contre les populations civiles. Il insiste particulièrement sur les violences sexuelles, les crimes contre les civils et les autres exactions attribuées aux groupes armés dans l’Est du pays.
Patrick Katengo rejette ainsi l’idée qu’un dialogue puisse servir à effacer les responsabilités liées aux crimes les plus graves. « Après avoir tué et venir au dialogue, non. Ça, c’est cracher sur les victimes », dénonce-t-il, estimant qu’une telle démarche serait une injustice envers les personnes qui ont perdu leurs proches ou subi des violences.
Dans cette même logique, il appuie fermement la position de Félix Tshisekedi sur l’amnistie. Dans son adresse à la nation, le président congolais a exclu que les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, actes de génocide et violences sexuelles graves puissent être couverts par une amnistie générale au nom d’un compromis politique.
« La paix ne saurait signifier l’impunité », a déclaré Félix Tshisekedi, avant d’ajouter : « Nous ne construirons pas la réconciliation sur l’oubli ».
Patrick Katengo considère cette position comme essentielle pour préserver la mémoire des victimes et éviter que le processus de paix ne se transforme en mécanisme d’effacement des responsabilités.
Pour lui, le message envoyé par le Chef de l’État est clair : le dialogue peut être un instrument de paix et de cohésion nationale, mais il ne doit pas devenir une récompense pour ceux qui ont choisi les armes, ni une porte de sortie permettant d’effacer les crimes commis contre les populations.
La paix, estime Patrick Katengo, doit donc être accompagnée de justice, de vérité et de reconnaissance des souffrances des victimes. Une réconciliation durable ne pourrait, selon cette lecture, être construite ni sur l’impunité ni sur une amnistie générale couvrant les crimes les plus graves
En outre, le leader des jeunes salue l’annonce des consultations populaires prévues dans les 26 provinces avant la tenue du dialogue national.
