Kinshasa, 28 août 2026 – L’opposant Claudel André Lubaya a vivement réagi au discours à la Nation prononcé par le Président Félix Tshisekedi, au cours duquel ce dernier a annoncé la tenue prochaine d’un dialogue national. Dans une déclaration au ton particulièrement critique, il estime que cette intervention présidentielle constitue un rendez-vous manqué avec l’histoire.
Selon Claudel Lubaya, le Chef de l’État n’a apporté aucune réponse à la hauteur des défis auxquels le pays est confronté.
« Ni hauteur de vue, ni conscience de la gravité du moment, ni réponses à la mesure de la crise. Rien que des paroles, déroulées comme une récitation, loin des angoisses nationales », a-t-il déclaré.
Pour cette figure de l’opposition, l’allocution présidentielle n’avait pas pour objectif de répondre aux préoccupations des Congolais, mais servirait davantage des intérêts politiques liés à la majorité au pouvoir.
« C’est l’Union sacrée qui est convoquée en congrès, pour investir son candidat à la présidence à vie », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation du dialogue national à des fins partisanes.
Claudel Lubaya va plus loin en estimant que l’annonce faite par le Président de la République ne justifiait pas une adresse solennelle à la Nation. Selon lui, une réunion au siège de l’Union sacrée aurait largement suffi.
Cette sortie intervient alors que les réactions continuent de se multiplier au sein de la classe politique congolaise après l’annonce du dialogue national. Tandis que certains acteurs saluent une initiative susceptible de renforcer la cohésion nationale et de favoriser la recherche de solutions aux crises que traverse le pays, d’autres y voient une démarche insuffisamment inclusive ou motivée par des considérations politiques.
Au-delà de cette déclaration, la question de la forme, du contenu et de l’inclusivité du futur dialogue national reste au cœur des débats dans l’opinion publique et au sein de la classe politique congolaise.
