Kinshasa, 02 septembre 2026 – La Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) disparaît sous son ancienne forme. Elle est désormais remplacée par deux nouvelles régies provinciales, avec pour ambition de renforcer la mobilisation des recettes de la capitale et de dégager davantage de moyens pour financer les projets de développement, notamment le programme « Kinshasa Ezo Bonga ».
Après une année passée à la tête de la DGRK en qualité de chargé de mission, Gérard Kaja Kambowa a remis, lundi 31 août 2026 dans la soirée, son rapport final au gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki.
À l’issue d’un échange d’environ une heure avec l’autorité urbaine, Gérard Kaja Kambowa a confirmé devant la presse la fin de la DGRK et la création de deux nouvelles structures : la Direction générale des impôts provinciaux de Kinshasa (DGIPK) et la Direction générale des droits, taxes et redevances de Kinshasa (DGTK).
« Nous sommes arrivés à l’aboutissement de deux régies, qui sont la Direction générale des impôts provinciaux de Kinshasa et la Direction générale des droits, taxes et redevances de Kinshasa. Ces deux régies vont se baser sur une réforme digitale, pour laquelle, aujourd’hui à Kinshasa, tout peut être fait en ligne, de bout en bout », a déclaré Gérard Kaja Kambowa.
Cette réforme entend profondément modifier le fonctionnement de l’administration fiscale provinciale. La digitalisation doit permettre de simplifier les démarches, renforcer la traçabilité des opérations, améliorer le suivi des contribuables et surtout limiter les déperditions dans la collecte des recettes.
Pour l’exécutif provincial, l’objectif est clair : faire mieux fonctionner le système de mobilisation des recettes afin d’accroître les ressources propres de Kinshasa. Des recettes supplémentaires qui doivent permettre à la ville de disposer de moyens plus importants pour financer ses projets prioritaires et répondre aux nombreux défis auxquels elle est confrontée.
Le programme provincial « Kinshasa Ezo Bonga » figure notamment parmi les ambitions qui pourraient bénéficier de cette nouvelle dynamique financière. La réforme devrait également contribuer à la création de nouvelles opportunités d’emploi à travers le déploiement des deux régies.
Après une année consacrée à la transformation de l’administration des recettes de la capitale, Gérard Kaja Kambowa s’est dit satisfait du travail réalisé et a appelé les nouveaux responsables à poursuivre les efforts engagés.
« Bonne chance à ceux qui vont maintenant pérenniser les efforts que nous avons fournis avec la création de deux nouvelles régies », a-t-il déclaré.
La disparition de la DGRK marque ainsi un tournant dans la gestion des recettes de Kinshasa. Avec la DGIPK et la DGTK, le gouvernement provincial mise désormais sur une administration plus moderne, digitalisée et performante. Reste le plus important : que cette réforme se traduise effectivement par une hausse des recettes et, surtout, par des réalisations visibles pour les Kinois.
