Uvira, 7 septembre 2026- Une nouvelle attaque armée a endeuillé Kaniola, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 septembre. Au moins cinq personnes ont perdu la vie, selon un premier bilan communiqué par le Gouvernement provincial, qui précise que les chiffres restent provisoires.
Les violences ont débuté dans la soirée, avec des tirs nourris rapportés entre 19 heures et près de 3 heures du matin. D’après les premières informations communiquées par les autorités, des civils auraient été sortis de leurs habitations pendant l’attaque.
Au lendemain des affrontements, plusieurs corps ont été découverts dans différents endroits de Kaniola, notamment à proximité du centre de santé local. Plusieurs habitants sont également portés disparus, faisant craindre un bilan plus lourd.
Dans un communiqué publié lundi à Uvira, le Gouvernement provincial du Sud-Kivu attribue cette attaque à l’AFC/M23, qu’il accuse d’être soutenue par le Rwanda. Les autorités provinciales parlent d’un « nouveau massacre », tout en soulignant que le bilan définitif devra être établi à l’issue de vérifications indépendantes.
Kaniola et le territoire de Walungu sont depuis plusieurs décennies confrontés aux conséquences des conflits armés qui ont marqué l’Est de la RDC. Des travaux documentant la période allant de 1996 à 2008 font état, dans cette région, de meurtres, enlèvements, violences sexuelles, incendies de maisons et déplacements forcés de populations.
Les Nations unies ont également documenté de nombreuses violations graves des droits humains commises au Sud-Kivu durant les différents épisodes de conflit, notamment contre des populations civiles et des réfugiés.
Après cette nouvelle attaque, l’exécutif provincial appelle à une mobilisation accrue en faveur de la protection des habitants de Kaniola. Il demande notamment aux Nations unies, à la MONUSCO, au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ainsi qu’aux organisations spécialisées de se rendre sur le terrain afin de documenter les faits et d’établir les responsabilités.
Les autorités provinciales réclament par ailleurs que les personnes impliquées dans ces violences soient identifiées et traduites devant la justice.
Pour l’heure, les circonstances précises de l’attaque, le bilan définitif des victimes et le sort des personnes disparues restent à clarifier.
