Lubumbashi, 15 septembre 2026- Alors que plusieurs voix de la société civile accusent la Société de traitement du terril de Lubumbashi (STL) d’être à l’origine de la mort de plusieurs poissons retrouvés dans la rivière Lubumbashi à Mampala, les informations en notre possession révèlent tout autre.
Les premiers éléments recueillis mettent en cause un incident survenu dans la rivière et non une pollution liée aux activités de la STL.
Selon plusieurs membres de la communauté contactés dans le cadre de cette vérification, un corps sans vie aurait été retrouvé dans la rivière avant la découverte des poissons morts. Le corps, qui serait resté suffisamment longtemps dans l’eau pour se retrouver en état de décomposition, aurait nécessité une intervention pour être retiré.
D’après les mêmes sources, des produits auraient été utilisés par les intervenants lors de la récupération et de la désinfection du corps. C’est après cette opération que la présence de poissons morts aurait été constatée dans cette partie de la rivière.
Ces éléments orientent ainsi les recherches vers une cause ponctuelle liée à cette intervention plutôt que vers une pollution provenant de la STL.
Un autre fait soulève des réserves sur les accusations visant l’entreprise : la mortalité des poissons est signalée au niveau de Mampala, alors que la rivière Lubumbashi s’étend sur plusieurs kilomètres. Si les activités de la STL étaient effectivement à l’origine d’une pollution, la présence éventuelle de ses effets devrait pouvoir être vérifiée sur différents points du cours d’eau, notamment en aval, vers le pont Tshondo.
À ce stade, aucun élément technique ni aucune analyse de l’eau ne vient établir que la STL serait responsable de cette situation.
L’accusation portée contre l’entreprise apparaît donc sans preuve établie.
Les informations recueillies permettent plutôt de privilégier la piste de l’incident survenu dans la rivière et des produits utilisés lors de l’intervention sur le corps.
Cette version devra néanmoins être confirmée par les services compétents à travers des analyses appropriées.
En attendant les conclusions des autorités environnementales, la population est appelée à ne pas consommer les poissons retrouvés morts dans la rivière.
Rédaction
