Kinshasa, 21 septembre 2026- Le ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité a adopté un arrêté portant cartographie des sites hydroélectriques en République démocratique du Congo. Signé le 16 septembre 2026, l’arrêté ministériel n° CAB-M/RHE/ASM/257/2026 vise à renforcer la planification et à faciliter les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité.
Selon le document, cette cartographie constitue un outil d’aide à la décision destiné au Gouvernement, aux investisseurs, aux développeurs de projets ainsi qu’aux autres parties prenantes. Elle doit notamment permettre d’identifier les sites présentant le meilleur potentiel technique et économique pour le développement hydroélectrique sur l’ensemble du territoire national.
Le ministère souligne également la nécessité d’améliorer la coordination entre les administrations publiques concernées et de renforcer la disponibilité des données stratégiques nécessaires à la prise de décision.
L’arrêté prévoit par ailleurs la mise en place d’un portail unique dénommé « HYDRO RDC », qui doit permettre aux investisseurs et aux développeurs d’accéder aux informations techniques relatives aux sites hydroélectriques identifiés et cartographiés en RDC.
Le document rappelle que, conformément à l’article 47 de l’ordonnance-loi n°25/025 du 5 février 2026 relative au secteur de l’électricité, les sites potentiels pour le développement de l’hydroélectricité doivent être publiés sur l’ensemble du territoire national.
L’octroi des concessions et licences dans le domaine de l’hydroélectricité devra désormais se faire sur la base de cette cartographie, laquelle devra être disponible et régulièrement mise à jour. Les autorisations devront également tenir compte de la planification du secteur, notamment du Plan Directeur National d’Électrification ainsi que du Plan Directeur d’Électrification Rurale et Périurbaine.
La cartographie prévoit notamment l’identification et la consolidation des informations disponibles sur les sites hydroélectriques à partir des différentes bases de données existantes, ainsi que la constitution d’une base de données géographiques centralisée sous forme de Système d’Information Géographique (SIG).
