Goma, 21 septembre 2026- Au cours d’un Live X space, les étudiants de Goma et de Bukavu s’interrogent sur l’avenir de leur formation universitaire après la suspension des activités académiques dans plusieurs établissements situés dans les zones contrôlées par l’AFC/M23.
Par un arrêté du 20 août 2026, le ministère de l’Enseignement supérieur avait suspendu jusqu’à nouvel ordre les activités académiques et para-académiques dans onze établissements publics de Goma et de Bukavu. La mesure concerne notamment les enseignements, inscriptions, évaluations et délibérations.
Alors que les autorités rebelles à Goma insistent sur la poursuite du fonctionnement des établissements, les étudiants restent préoccupés par leur avenir académique. Alain Nzenza, l’un des responsables des étudiants de Goma, s’est exprimé dans le Space « Voix de l’Est », animé par le journaliste Daniel Michombero.
Il s’interroge notamment sur l’identité des enseignants qui pourront assurer les cours, alors que Kinshasa a demandé aux enseignants et personnels administratifs de ne pas fréquenter les établissements situés dans les zones contrôlées par l’AFC/M23.
« Qui va nous enseigner ? Nos enseignants viendront de quelles universités ? », s’est-il interrogé.
La reconnaissance des diplômes constitue une autre inquiétude majeure. « Quelle sera la valeur de nos diplômes dans les jours qui viennent, une fois qu’on aura fini dans des conditions de tiraillement entre, d’une part, le gouvernement qui ne reconnaît pas le fonctionnement de nos établissements et l’AFC/M23 qui insiste sur le fonctionnement de nos établissements ? », a-t-il déclaré.
Des représentants des étudiants ont déjà rencontré les autorités locales et ont également saisi les autorités nationales pour obtenir des réponses. Le 17 septembre, des étudiants de Goma et Bukavu avaient demandé la levée ou le report de la suspension des activités académiques.
Pour les étudiants, l’enjeu est désormais de savoir dans quelles conditions leurs études pourront reprendre, quels enseignants seront habilités à dispenser les cours et surtout si les diplômes délivrés dans ces établissements seront reconnus à l’avenir.
