Kinshasa, 14 septembre 2026 — Le député national Alphonse Ngoy Kasanji, membre de l’Union sacrée, a vivement critiqué l’ancien régime de Joseph Kabila, affirmant que certains responsables politiques congolais devaient obtenir l’aval de Kigali pour accéder à des fonctions gouvernementales.
Invité du magazine « TOP 7 » sur Top Congo, l’élu a notamment déclaré qu’avant l’arrivée de Félix Tshisekedi à la présidence, l’accès à certains postes ministériels était, selon lui, lié à des démarches effectuées au Rwanda.
« Avant l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, pour être nommé même ministre, il fallait aller à Kigali. Plusieurs ministres avaient même pris des femmes du Rwanda », a affirmé Alphonse Ngoy Kasanji.
Ces déclarations, particulièrement sensibles dans le contexte des relations tendues entre Kinshasa et Kigali, n’ont toutefois pas été étayées par des éléments de preuve dans l’extrait de l’interview rapporté.
Au cours de son intervention, le député de l’Union sacrée a également salué la position de Félix Tshisekedi face au président rwandais Paul Kagame.
Selon lui, le chef de l’État congolais serait actuellement le dirigeant qui oppose la plus forte résistance au pouvoir rwandais.
« Le président qui résiste à Kagame, c’est Félix Tshisekedi. Tant que Kagame sera au pouvoir, Félix Tshisekedi devra aussi être au pouvoir. Il a la solution », a-t-il déclaré.
Ces propos interviennent alors que les relations entre la République démocratique du Congo et le Rwanda restent profondément tendues, notamment en raison du conflit dans l’est de la RDC et des accusations de soutien rwandais au mouvement rebelle M23, accusations que Kigali conteste.
Les déclarations d’Alphonse Ngoy Kasanji pourraient ainsi relancer le débat politique à Kinshasa sur l’influence présumée du Rwanda dans les affaires politiques congolaises sous les régimes précédents.
