Kinshasa , 22 septembre 2026 – À la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le président américain Donald Trump a affirmé ce mardi avoir mis fin au conflit qui oppose la République démocratique du Congo au Rwanda.
Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure au centre des préoccupations diplomatiques internationales. Malgré la multiplication des initiatives de paix et la signature d’accords entre Kinshasa et Kigali, leur mise en œuvre sur le terrain reste un enjeu majeur.
Le président américain s’est présenté devant les dirigeants du monde comme l’un des principaux artisans des efforts diplomatiques visant à ramener la paix dans la région des Grands Lacs.
Les États-Unis ont notamment parrainé l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda en juin 2025, puis les Accords de Washington conclus en décembre de la même année. Ces textes réaffirment notamment les engagements des deux pays en faveur de la désescalade, du désengagement militaire et d’une coopération destinée à consolider la paix.
Si Washington met en avant les avancées diplomatiques, la situation sécuritaire demeure plus complexe. La Mission des Nations unies en RDC a encore souligné en juin 2026 que les accords de paix et les mécanismes de vérification n’avaient pas encore produit une cessation complète des hostilités sur le terrain.
La RDC a, de son côté, appelé à la mise en œuvre intégrale des engagements pris dans les processus de Washington et de Doha, ainsi qu’à une pression accrue sur les parties qui ne respecteraient pas leurs obligations.
En affirmant devant l’ONU avoir mis fin au conflit RDC-Rwanda, Donald Trump place désormais la mise en œuvre concrète des accords au cœur des attentes internationales.
Pour Kinshasa comme pour Kigali, l’enjeu reste de transformer les engagements diplomatiques en résultats tangibles sur le terrain : cessation durable des hostilités, désengagement des forces, protection des populations civiles et retour progressif des déplacés.
Entre les déclarations diplomatiques et la réalité sécuritaire, l’avenir dira si les accords parrainés par Washington peuvent effectivement ouvrir une nouvelle page dans la crise des Grands Lacs.
