Kinshasa, 22 septembre 2026 — Alors que l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a organisé ce mardi une marche de soutien au président Félix Tshisekedi à travers plusieurs villes de la République démocratique du Congo, l’opposant Delly Sesanga réaffirme son opposition à toute modification de la Constitution susceptible, selon lui, d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.
Dans une déclaration publiée à l’occasion de cette mobilisation, le président d’Envol et membre de la Coalition Article 64 (C64) appelle les Congolais à défendre la Constitution par des moyens pacifiques et par les urnes.
« À mains nues, par la mobilisation pacifique et par les urnes, le peuple congolais fera respecter la Constitution et imposera l’alternance démocratique », a déclaré Delly Sesanga.
L’opposant maintient ainsi la ligne défendue par la C64, coalition qui s’est mobilisée le 15 septembre dernier contre tout projet de changement constitutionnel et contre un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi. La coalition avait réaffirmé, dans un communiqué publié après cette manifestation, son opposition à toute modification de la Constitution et appelé au respect de l’alternance en 2028.
Dans son message, Delly Sesanga évoque également l’échéance du mandat présidentiel et affirme : « Dans 851 jours, le mandat prendra fin. » Tout en résumant sa position autour d’un triple mot d’ordre : « Pas de changement de Constitution, pas de troisième mandat, pas de glissement au-delà de 2028 ! »
La déclaration de Sesanga intervient au terme d’une journée marquée par la mobilisation de l’UDPS, organisée une semaine après la marche de la C64. Le parti présidentiel avait présenté son rassemblement comme une manifestation de soutien aux institutions, au dialogue national et au processus référendaire.
La mobilisation de l’UDPS s’est déroulée dans plusieurs villes, notamment à Kinshasa, Matadi, Lubumbashi, Kananga, Kindu et Mbuji-Mayi, tandis que certaines marches ont été annulées à Kisangani et Gemena en raison du contexte sanitaire lié à Ebola.
Cette succession de mobilisations illustre la polarisation du débat politique autour de l’avenir constitutionnel de la RDC. D’un côté, le camp présidentiel défend le processus référendaire et le dialogue national ; de l’autre, la C64 réclame le respect de la Constitution dans sa forme actuelle et l’organisation de l’alternance en 2028.
