Kinshasa, 23 septembre 2026- La gestion de la communication autour du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, suscite des interrogations chez certains professionnels des médias sollicités pour accompagner la visibilité de ses activités.
En cause : des prestations régulièrement demandées, mais dont le paiement reste partiel, tardif ou parfois inexistant.
Selon les faits dénoncés, le conseiller en communication a mis en place un groupe de journalistes en leur annonçant la conclusion prochaine de contrats. Pourtant, après une année au ministère de l’Industrie et désormais une nouvelle période au ministère des Mines, ces contrats annoncés ne sont toujours pas concrétisés.
Dans le même temps, des journalistes sont parfois invités à transmettre des factures pouvant atteindre 200 à 400 dollars pour leurs prestations. Certaines factures ne sont toutefois pas payées, tandis que d’autres ne le seraient qu’après de multiples relances et une certaine pression.
Plus préoccupant encore, après plusieurs articles publiés, certains journalistes affirment n’avoir reçu que 30 ou 50 dollars, présentés comme des frais de « connexion », malgré les montants facturés et les promesses de contrats.
Lorsqu’il s’agit de réclamer le paiement des prestations, les échanges sont parfois difficiles. Une réponse du conseiller « Si tu veux te retirer, fais-le. »
Cette manière de gérer les collaborations avec la presse soulève une question légitime : Louis Watum Kabamba est-il réellement informé de la façon dont son conseiller gère les journalistes et leurs prestations ?
Le ministre est réputé, dans son parcours public, pour son sérieux. Si ces pratiques sont effectivement conduites sans son implication directe, elles risquent néanmoins de ternir l’image de son cabinet et de créer un climat de méfiance avec les médias.
De l’Industrie aux Mines, les mêmes promesses de contrats sont ainsi renouvelées sans aboutir. Une clarification du cabinet du ministre permettrait de savoir si ces engagements ont réellement été autorisés par Louis Watum Kabamba et, surtout, ce qu’il en est des factures et prestations encore impayées.
