Goma, 24 septembre 2026- Au moins douze jeunes, âgés de 17 à 33 ans, auraient été tués depuis le début de l’année 2026 dans les zones minières de Rubaya, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu, après avoir été recrutés pour y travailler, selon une enquête basée sur des témoignages de familles, de responsables communautaires et des documents consultés par la rédaction.
D’après plusieurs témoignages concordants, ces jeunes auraient été attirés vers les sites miniers par la promesse d’une rémunération. Une fois sur place, ils auraient travaillé sans percevoir le salaire qui leur avait été promis. Certains auraient ensuite été exécutés par décapitation.
Dans plusieurs cas, les dépouilles auraient été remises aux familles avant leur inhumation dans les villages d’origine.
Les victimes identifiées sont Amani Basungu, 33 ans, originaire de Bweremana ; Bitakuya Sekatwa J.B., 27 ans, de Buhunga ; Héritier Bwira, 17 ans, de Bishange ; Buingo Bihira, 32 ans, de Kihindo ; Shikuru Buunda, 26 ans, de Kalambairo ; Aimé, 29 ans, de Buyaa ; Saidi Kinyosha, 26 ans, Buje Sekopere, 31 ans, et Sadiki Buringi, 30 ans, tous trois originaires de Kituva ; Moïse Bahati, 17 ans, et Kikandi Lwambo, 26 ans, de Shasha ; ainsi que Meleki Byamungu, dit « Le Blanc », 24 ans, de Kalambairo.
Selon les témoignages recueillis, les familles des victimes vivent dans la peur et disent ne disposer d’aucun recours permettant d’établir les responsabilités dans ces meurtres.
Elles réclament que les faits soient documentés et que les responsables présumés puissent répondre de leurs actes devant la justice.
Ces accusations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la région de Rubaya, où l’exploitation minière et le contrôle des sites constituent des enjeux majeurs. Les circonstances précises de chaque décès, l’identité des auteurs présumés et les éventuels commanditaires restent à établir par une enquête indépendante et approfondie.
La rédaction poursuit la collecte des témoignages et des documents afin de documenter ces différents cas et de vérifier les circonstances dans lesquelles ces jeunes auraient été recrutés, employés puis tués.
