Kinshasa, 26 septembre 2026- Une enquête judiciaire préliminaire est ouverte après le crash aérien survenu vendredi 25 septembre à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, qui a fait 17 morts.
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko-Andali, a instruit le Premier Avocat général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir sans délai cette procédure afin d’établir les circonstances et les causes du drame.
Selon le communiqué du ministère de la Justice, cette injonction intervient en application du principe d’extension de compétence et dans le cadre des attributions du Garde des Sceaux. L’enquête judiciaire devra notamment permettre de déterminer les faits entourant l’accident et d’identifier, le cas échéant, les responsabilités conformément aux lois et règlements en vigueur en RDC.
Le crash a coûté la vie à plusieurs membres des forces armées et à des civils. Parmi les victimes figurent le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire, ainsi que le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire.
Le bilan, initialement établi à 13 morts, a été porté à 17 après la récupération des corps sur le lieu du drame. Les autorités provinciales font état de 13 militaires et quatre civils, dont un enfant.
L’enquête intervient alors que les circonstances précises de l’accident restent à établir. L’appareil, un Let-410, s’est écrasé à Kenge alors qu’il effectuait le trajet retour vers Kinshasa après une mission à Kikwit.
Les autorités avaient indiqué que la boîte noire n’avait pas encore été récupérée et que le site devait rester sécurisé afin de préserver les éléments utiles aux investigations.
Le ministère de la Justice a enfin présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la Haute Cour militaire et à l’ensemble des Forces armées de la République démocratique du Congo.
