Kinshasa, 27 septembre 2026 – La Coalition pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a saisi la justice à la suite des violences et incidents survenus lors de la marche de l’opposition organisée le 15 septembre 2026 en République démocratique du Congo.
La coalition met notamment en cause Jacquemain Shabani, Augustin Kabuya, Daniel Bumba, Israël Nkantu ainsi que Muselu, présenté comme membre de la Force du progrès, et plusieurs autres personnes.
Selon les informations communiquées par la C64 et rapportées par la presse congolaise, la plainte comporte au total 22 griefs à charge des personnes citées. La coalition entend ainsi faire établir les responsabilités dans les violences, arrestations et autres incidents qu’elle affirme avoir enregistrés au cours de cette journée de mobilisation.
La marche du 15 septembre, organisée à l’appel de la C64 pour s’opposer à tout projet de changement de la Constitution, avait été marquée par un important dispositif sécuritaire à Kinshasa ainsi que par des incidents signalés dans plusieurs villes du pays. Des rassemblements avaient notamment été empêchés ou dispersés dans certaines provinces.
Dans son bilan de la manifestation, la C64 avait dénoncé des violences contre les manifestants et demandé l’ouverture d’enquêtes judiciaires afin d’identifier et de poursuivre les responsables présumés. La coalition avait également fait état de la mort de Manassé Lomboto Bomengola, cadre d’ADDCONGO, et mis en cause plusieurs acteurs dans les événements ayant entouré cette manifestation. Ces accusations relèvent de la position de la coalition et devront être établies par les enquêtes et la justice.
Cette nouvelle plainte constitue, selon la C64, la deuxième procédure judiciaire engagée dans le cadre de ses actions de contestation. Elle intervient après une première plainte déposée à la suite de la répression du sit-in du 12 juin 2026.
À travers cette nouvelle saisine, la coalition souhaite que les faits dénoncés fassent l’objet d’investigations et que les responsabilités individuelles soient déterminées. La procédure place désormais plusieurs responsables politiques et administratifs ainsi que des personnes présentées comme liées à des structures militantes au centre d’une démarche judiciaire.
La suite de cette affaire dépendra des suites réservées à la plainte par les autorités judiciaires et des éventuelles enquêtes qui pourraient être ouvertes.
