Kinshasa, 10 octobre 2026 – L’ancien président Joseph Kabila est de nouveau la cible de critiques après sa dernière adresse. Réagissant à ce discours, Alphonse Ngoyi Kasanji estime que l’ancien chef de l’État n’a rien apporté de véritablement nouveau, à l’exception, selon lui, d’une tentative de rapprochement avec les États-Unis autour des accords conclus avec la République démocratique du Congo.
Pour Ngoyi Kasanji, Joseph Kabila chercherait à séduire Washington en se présentant comme un garant potentiel du respect des engagements internationaux pris par la RDC, au nom de la continuité de l’État. Il estime toutefois que les autorités américaines disposent déjà d’une expérience de leurs relations avec l’ancien président.
Dans sa déclaration faite sur son compte X, Alphonse Ngoyi Kasanji oppose l’ancien leadership de Joseph Kabila à la présidence actuelle de Félix-Antoine Tshisekedi. Il considère que la RDC poursuit désormais son chemin sous une nouvelle direction et que les discours de l’ancien chef de l’État doivent être appréciés à l’aune de cette évolution politique.
Pour illustrer son propos, il recourt à une expression populaire : « Makelele ya sima ya motuka », que l’on peut traduire par « le bruit derrière un véhicule ». Une métaphore par laquelle il présente les prises de parole de Joseph Kabila comme les échos d’une époque révolue.
Ngoyi Kasanji appuie également son argumentation sur une référence biblique tirée de 2 Corinthiens 5:17 : « Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »
Au terme de son analyse, Ngoyi Kasanji remet en question la portée politique de l’intervention de Joseph Kabila, qu’il juge largement similaire à ses précédentes déclarations.
