Kinshasa, 12 octobre 2026- Face aux critiques de Tharcisse Loseke sur le bilan du pouvoir en place, Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale et cadre de l’UDPS/Tshisekedi, a défendu les réalisations attribuées au président Félix Tshisekedi, affirmant que le pays connaît des avancées depuis le départ de Joseph Kabila.
Lors d’un échange en direct ce dimanche, Jean-Claude Tshilumbayi a rejeté les arguments avancés par son contradicteur sur la gestion du pays sous les deux régimes. « Depuis que vous êtes parti, le pays se construit », a-t-il lancé à l’adresse de l’opposition, mettant en avant plusieurs réalisations qu’il attribue au pouvoir actuel.
Revenant sur l’arrivée de Félix Tshisekedi à la présidence, il a réagi aux propos de Tharcisse Loseke, qui aurait reconnu que Joseph Kabila avait « donné le pouvoir à Tshisekedi ». « Est-ce que donner le pouvoir est un principe républicain ? », a-t-il interrogé, estimant que l’ancien président devait assumer les conséquences de sa gestion du pays.
Abordant la question des cachots clandestins dénoncés par l’opposition, le responsable politique a affirmé que certains anciens lieux de détention, notamment à l’Office national des transports (ONATRA), avaient été transformés en restaurant et en hôtel.
Sur le plan économique, Jean-Claude Tshilumbayi a contesté les chiffres avancés par Tharcisse Loseke concernant les réserves de change de la République démocratique du Congo. Selon lui, le régime de Joseph Kabila avait laissé environ 800 millions de dollars, contre 8,5 milliards actuellement. Il a ainsi rejeté le chiffre de 3 milliards de dollars avancé par son contradicteur.
Le premier vice-président de l’Assemblée nationale a également évoqué l’augmentation du nombre d’enseignants et de médecins pris en charge par l’État, ainsi que la revalorisation des salaires des professeurs d’université. D’après ses déclarations, leurs rémunérations seraient passées d’environ 800 dollars à plus de 2 000 dollars.
Dans le domaine des infrastructures, Jean-Claude Tshilumbayi a cité plusieurs réalisations qu’il attribue au régime de Félix Tshisekedi. Il a notamment mentionné des aéroports et des routes asphaltées à Kisangani et à Bunia, ainsi que la construction d’universités à Kananga, Bunia, Mbuji-Mayi et Lodja.
Il a également évoqué des initiatives visant à désenclaver la province du Sankuru et des travaux d’adduction d’eau à Kamina, dans le Haut-Lomami, pour illustrer les avancées qu’il affirme avoir été enregistrées sous l’actuel pouvoir.
Sur la situation sécuritaire dans l’est du pays, Jean-Claude Tshilumbayi a critiqué le silence qu’il attribue à Joseph Kabila concernant l’AFC/M23. Selon lui, ignorer les événements survenus à Goma, Bukavu et Uvira revient à considérer que ces drames « ne concernent pas » la République démocratique du Congo.
Il a enfin accusé ses adversaires politiques de « débiter des mensonges », réaffirmant sa défense du bilan de Félix Tshisekedi face aux critiques de l’opposition.
Ces déclarations illustrent les divergences persistantes entre la majorité présidentielle et l’opposition sur le bilan économique, social et infrastructurel du pays, ainsi que sur la responsabilité des acteurs politiques face à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
