Kinshasa, 12 octobre 2026 – Moïse Nyarugabo conseille au président Félix Tshisekedi et à l’Union sacrée de la nation d’adopter une position commune face au récent discours de l’ancien président Joseph Kabila. Il préconise une réaction officielle, élaborée au sein du gouvernement, qui réponde aux questions de fond soulevées par l’ancien chef de l’État.
Dans une déclaration faite ce lundi sur son compte X, il suggère la convocation d’un Conseil des ministres consacré à l’examen de ce discours, afin de permettre aux autorités de dégager une position commune et de la rendre publique à travers un communiqué unique.
« Si je peux me permettre de donner un conseil au Président Félix Tshisekedi et à son Union sacrée, c’est de vous demander de convoquer un Conseil des ministres, discuter du discours du Président honoraire, une fois pour toutes, et sortir un seul communiqué », a-t-il déclaré.
Pour Moïse Nyarugabo, la multiplication des interventions médiatiques des ministres, députés, sénateurs, directeurs généraux, communicateurs et militants de l’Union sacrée risque de brouiller le message de la majorité au pouvoir.
Il estime également que la réponse au discours de Joseph Kabila ne devrait pas se limiter aux injures ou aux attaques personnelles, mais porter sur les problèmes de fond soulevés par l’ancien président.
« Il faudra aller au-delà des injures, réagir aux vrais problèmes soulevés », a-t-il insisté.
Évoquant la durée du discours, qu’il évalue à 16 minutes et 45 secondes, Moïse Nyarugabo déplore la succession de prises de parole individuelles dans les médias pour tenter d’y répondre.
« Si tous les ministres, députés, sénateurs, directeurs généraux, communicateurs et autres cadres et militants passent dans les médias, chacun, pour s’expliquer et essayer de répondre au discours de 16 minutes 45 secondes, ça fait désordre, on ne vous suit plus », a-t-il fait remarquer.
Par cette sortie, Moïse Nyarugabo invite ainsi la majorité présidentielle à privilégier une communication harmonisée et une réponse argumentée aux préoccupations exprimées par Joseph Kabila, plutôt qu’une succession de réactions individuelles.
