Kinshasa, 13 octobre 2026 – Les réactions se multiplient au sein de la classe politique congolaise après l’annonce de la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), dirigé par l’ancien président de la République, Joseph Kabila. Marie-Ange Mushobekwa et Arlette Odia ont toutes deux exprimé leur prise de distance avec la voie armée, marquant ainsi une rupture avec leur ancien camp politique.
Sur son compte X, l’ancienne ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, a clairement exprimé son désaccord avec le recours aux armes dans la défense des convictions politiques.
« Maintenant qu’il choisit d’emprunter la voie armée pour défendre ses convictions politiques, JE DÉCIDE DE PRENDRE MES DISTANCES AVEC CETTE VOIE, à laquelle je ne suis liée ni de près ni de loin : COHÉRENCE », a-t-elle écrit.
De son côté, Arlette Odia a annoncé la fin de son appartenance à la famille politique de l’ancien chef de l’État, estimant que la création d’un mouvement armé constitue une rupture décisive.
« Tout a un début et une fin. La création d’un mouvement armé par l’ancien Président de la République marque la fin de mon appartenance à sa famille politique », a-t-elle déclaré.
En sa qualité de présidente de la CDUC/ASBL, elle a également annoncé la reprise des activités de son organisation, qu’elle présente comme une structure pacifique, pacifiste et autonome, agissant conformément à la Constitution.
Ces deux prises de position illustrent les divergences qui se manifestent autour de l’orientation politique attribuée à Joseph Kabila. Tandis que Marie-Ange Mushobekwa insiste sur son refus d’être associée à la voie armée, Arlette Odia va plus loin en annonçant explicitement son départ de la famille politique de l’ancien président et la relance des activités de son organisation.
