Kinshasa, 15 octobre 2026 – Les ministres de la Défense de cinq pays de la région des Grands Lacs, dont la République démocratique du Congo, sont attendus le dimanche 18 octobre 2026 à Lusaka, en Zambie, pour une réunion consacrée au renforcement de la coopération sécuritaire régionale. Cette rencontre portera notamment sur le désarmement et la réintégration des membres des groupes armés étrangers opérant dans la région.
Selon Huang Xia, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, cette réunion sera organisée en collaboration avec la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dans le cadre des activités du Groupe de contact et de coordination.
Outre la RDC, les pays attendus sont le Burundi, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie.
Les participants examineront un projet de procédure opérationnelle standardisée relatif au désarmement et à la réintégration des membres des groupes armés étrangers. L’objectif est de renforcer la coordination entre les États concernés et de définir des mécanismes communs face aux menaces sécuritaires transfrontalières.
Huang Xia a notamment cité les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les Forces démocratiques alliées (ADF) et le groupe RED-Tabara parmi les mouvements armés dont les activités continuent de représenter une menace pour la stabilité régionale.
La réunion de Lusaka devra ainsi contribuer aux efforts visant à harmoniser les approches des différents pays en matière de désarmement et de réintégration des combattants étrangers.
Cette initiative se déroule alors que la question des FDLR demeure un sujet de désaccord entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises ont annoncé la signature d’un protocole relatif au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement de combattants de ce groupe. Cette démarche s’inscrit, selon Kinshasa, dans le cadre des engagements pris au titre du processus de paix de Washington.
Le Rwanda conteste toutefois cette initiative, ce qui illustre les divergences persistantes entre les deux pays sur les modalités de neutralisation des groupes armés présents dans l’est de la RDC.
La rencontre de Lusaka intervient alors que les violences armées se poursuivent dans l’est de la RDC, malgré les différentes initiatives diplomatiques engagées pour favoriser un cessez-le-feu et stabiliser la région.
Pour les Nations unies, une meilleure coordination entre les pays des Grands Lacs constitue un levier important pour lutter contre les groupes armés étrangers et réduire les risques de déstabilisation transfrontalière.
Les résultats des discussions du 18 octobre seront donc particulièrement attendus, notamment sur les mécanismes opérationnels de désarmement et sur la capacité des États participants à traduire leurs engagements en actions concrètes sur le terrain.
