Kinshasa, 20 octobre 2026- Le directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Ted Beleshayi, affirme avoir trouvé, à son arrivée à la tête de cette institution, une structure dont la crédibilité était fortement entamée et le personnel démobilisé.
Selon lui, l’ARSP n’était plus respectée par les entreprises et était même perçue par certaines comme un « racketteur ».
Pour redorer l’image de l’institution et rétablir la confiance avec les opérateurs économiques, Ted Beleshayi affirme avoir engagé une réforme des méthodes de contrôle, avec pour objectif de renforcer la rigueur, la transparence et la crédibilité des vérifications effectuées auprès des entreprises.
Le responsable de l’ARSP déplore notamment les pratiques antérieures, selon lesquelles une même entreprise pouvait faire l’objet de deux à trois contrôles au cours d’un même exercice. Ces vérifications pouvaient également porter sur des périodes chevauchant deux exercices comptables, alors que les données financières n’étaient pas encore définitives.
Désormais, explique-t-il, les contrôles sont effectués sur la base d’exercices comptables clôturés. Les vérifications s’appuient notamment sur les journaux de banque, les balances fournisseurs et les grands livres, afin de disposer de données financières établies pour examiner la situation des entreprises concernées.
Cette réorganisation vise, selon le directeur général, à rendre les contrôles plus fiables et à éviter les pratiques susceptibles d’alimenter la méfiance des opérateurs économiques envers l’institution chargée de réguler la sous-traitance dans le secteur privé en République démocratique du Congo.
Interrogé sur le passif de l’ARSP et la gestion de ses prédécesseurs, Ted Beleshayi préfère toutefois réserver sa position. Il indique attendre les conclusions d’un audit en cours avant de se prononcer sur ces questions.
Les résultats de cet audit devraient ainsi permettre d’apporter davantage de lumière sur la gestion antérieure de l’institution, tandis que la nouvelle direction met en avant la nécessité de restaurer sa crédibilité et d’améliorer ses pratiques de contrôle
