Kinshasa, 24 octobre 2026 – La Société nationale d’électricité (SNEL SA) intensifie ses démarches pour mobiliser des financements destinés à restructurer sa dette et à développer de nouvelles infrastructures électriques en République démocratique du Congo. Le directeur général de l’entreprise, Teddy Lwamba, a rencontré, le 22 octobre 2026 à Dubaï, six grandes institutions financières internationales, dont JPMorgan, HSBC et Standard Chartered.
Au centre des discussions figurent la restructuration de la dette de la SNEL ainsi que la mobilisation de capitaux pour la construction de quatre nouvelles centrales électriques et le développement de lignes de transport d’électricité à travers le pays.
La situation financière de la SNEL constitue l’un des principaux défis de cette démarche. Selon les informations communiquées, l’entreprise consacre actuellement 60 % de son chiffre d’affaires au remboursement de ses dettes. Cette charge réduit considérablement ses capacités d’investissement, notamment dans la modernisation du réseau, la réhabilitation des infrastructures existantes et l’extension de la desserte électrique.
Cette contrainte financière pèse sur les efforts visant à améliorer la fourniture d’électricité, alors que les coupures continuent d’affecter Kinshasa et plusieurs autres régions du pays.
Pour desserrer cette pression financière, la direction générale de la SNEL explore notamment le recours aux partenariats public-privé (PPP). Ce mécanisme permettrait de mobiliser des capitaux privés pour financer les infrastructures, tandis que la SNEL assurerait leur exploitation selon les modalités qui seront définies entre les différentes parties.
Toutefois, aucun accord définitif n’a encore été annoncé. Les montants à mobiliser, les conditions de financement, les taux d’intérêt ainsi que les éventuelles garanties de l’État restent à négocier.
Pour la SNEL, le défi consiste désormais à concilier l’assainissement de ses finances avec les investissements nécessaires à l’amélioration de la desserte électrique. L’issue des discussions engagées à Dubaï permettra de mesurer dans quelle mesure les partenariats envisagés pourront contribuer à répondre à ces deux impératifs.
