Kinshasa, 20 octobre 2026- Jean-Claude Tshisekedi, fils aîné d’Étienne Tshisekedi et de Marthe Kasalu, a vivement critiqué la gouvernance actuelle en dénonçant ce qu’il considère comme un éloignement des idéaux politiques défendus par son père, fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Cette prise de parole a eu lieu lors du vernissage d’un ouvrage, le weekend dernier consacré à Marthe Kasalu, en présence de plusieurs personnalités politiques, dont le président de la République, Félix Tshisekedi, son frère cadet.
« Le slogan cher à notre papa, Le peuple d’abord, est devenu Le carré minier d’abord, les petites affaires d’abord. On ne travaille plus pour la collectivité », a-t-il déclaré.
Par cette formule, Jean-Claude Tshisekedi oppose le principe de primauté de l’intérêt général, incarné par le célèbre slogan d’Étienne Tshisekedi, aux intérêts particuliers qu’il dénonce dans la conduite des affaires publiques.
Longtemps associé au combat politique de son père, Étienne Tshisekedi, figure historique de l’opposition congolaise, Jean-Claude Tshisekedi remet ainsi au centre du débat la question du respect des idéaux qui ont fondé le combat politique de l’UDPS.
Sa déclaration prend une dimension particulière en raison de la présence de Félix Tshisekedi, qui a fait du slogan « Le peuple d’abord » l’un des piliers de son discours politique depuis son accession à la présidence de la République.
La référence aux carrés miniers renvoie, quant à elle, aux enjeux liés à l’exploitation des ressources naturelles de la RDC et à la place des intérêts économiques dans la gestion du pays.
Cette sortie publique soulève ainsi une question centrale : dans quelle mesure les principes défendus par Étienne Tshisekedi se traduisent-ils aujourd’hui dans la gouvernance de la République démocratique du Congo ?
À travers cette déclaration, Jean-Claude Tshisekedi remet en débat l’écart qu’il perçoit entre l’héritage politique de son père et la gestion actuelle des affaires publiques.
