Kinshasa, 20 octobre 2026- La coalition d’opposition C64 dément les informations selon lesquelles sa prochaine réunion en présentiel aurait pour objectif de définir sa position sur le Front pour la refondation de la nation (FRN), le mouvement politico-militaire associé à l’ancien président Joseph Kabila.
Dans une mise au point faite ce mardi 20 octobre, la coalition précise que le projet de rencontre entre Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Augustin Matata Ponyo avait été envisagé bien avant la prise de parole de Joseph Kabila annonçant sa prise de tête du FRN.
La C64 rejette ainsi les interprétations associant cette réunion à une éventuelle alliance avec l’ancien chef de l’État. Elle affirme que la démarche de Joseph Kabila ne constitue nullement une alliance avec sa plateforme et réitère son attachement à la défense de l’ordre constitutionnel.
La coalition apporte également des précisions sur le fonctionnement de ses organes internes. Elle distingue le Présidium, la Conférence des présidents et le STOP, qui disposent chacun d’attributions spécifiques.
Selon cette clarification, le Présidium ne peut se substituer à la Conférence des présidents. Seule cette dernière, réunie en plénière, est habilitée à valider les décisions politiques et les orientations stratégiques de la coalition avant leur mise en œuvre.
Les échanges prévus lors de la rencontre en présentiel devront donc aboutir à des propositions qui seront ensuite soumises à la Conférence des présidents pour validation.
La C64 revient également sur les informations contradictoires concernant le lieu de cette réunion. La Finlande, Bruxelles et Rome ont notamment été évoquées dans l’espace médiatique.
Pour la coalition, ces discussions relèvent simplement des préparatifs d’une rencontre physique entre ses responsables. Elle conteste toute présentation de cette réunion comme un congrès destiné à entériner des décisions déjà arrêtées.
Par ailleurs, la C64 appelle à éviter les spéculations et réaffirme sa volonté de défendre l’ordre constitutionnel, de préserver la République et de rechercher une solution politique respectueuse des aspirations du peuple congolais.
