Kinshasa, 14 octobre 2026 – L’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), formation politique dirigée par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, condamne la création du Front de résistance nationale (FRN), attribué à l’ancien président Joseph Kabila. Dans une déclaration politique datée du 13 octobre 2026 à Kinshasa, le parti dénonce ce qu’il considère comme une nouvelle forme de rébellion et rejette le recours à la force comme moyen de règlement des différends politiques en République démocratique du Congo.
Dans ce document signé par son secrétaire général, Guy-Richard Malongo Bilamba, au nom de son autorité morale, l’AFDC établit un parallèle entre les différentes rébellions ayant marqué l’histoire politique et sécuritaire du pays, de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) au Front de résistance nationale (FRN).
Le parti de Modeste Bahati Lukwebo accuse les mouvements armés de provoquer des pertes en vies humaines, des déplacements de populations et la destruction du tissu socio-économique. Il dénonce également la confiscation de biens publics et privés, qu’il estime contraire à l’article 34 de la Constitution, relatif à la propriété privée.
Face à cette situation, l’AFDC rejette toute solution militaire et plaide pour un dialogue politique sincère et inclusif, présenté comme une voie susceptible de favoriser une sortie de crise durable.
La formation politique rejoint ainsi les appels en faveur d’un règlement pacifique des différends, tout en réaffirmant son attachement à la stabilité des institutions de la République.
Au-delà de sa condamnation du FRN, la déclaration de l’AFDC comporte également un avertissement adressé à certains caciques de l’Union sacrée de la nation, la plateforme politique soutenant le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le parti leur reproche de soutenir des individus qui se présenteraient comme dirigeants de l’AFDC sans titre ni qualité. Cette mise en garde soulève la question de la légitimité des personnes habilitées à parler au nom de cette formation politique.
En formulant ces critiques, l’AFDC entend défendre son organisation interne et préserver la reconnaissance de ses instances dirigeantes au sein de la majorité présidentielle.
Malgré les tensions évoquées dans sa déclaration, l’AFDC réaffirme son appartenance à l’Union sacrée de la nation et son soutien à la majorité présidentielle.
Le document est signé par Guy-Richard Malongo Bilamba, secrétaire général du parti, au nom de Modeste Bahati Lukwebo, autorité morale de l’AFDC, actuellement hors du pays.
À travers cette prise de position, le parti combine deux messages : une condamnation du recours aux armes dans la compétition politique et une mise en garde contre les acteurs qu’il accuse de fragiliser son autorité au sein de la majorité.
L’AFDC réitère ainsi son attachement au dialogue politique et à une résolution pacifique de la crise congolaise, tout en défendant sa place et sa légitimité au sein de l’Union sacrée.
