Kinshasa, 17 octobre 2026 – L’avocat belge Bernard Maingain évoque la possibilité de poursuites judiciaires en Belgique contre des personnalités de nationalité belge impliquées dans des faits présumés de corruption ou de blanchiment d’argent, y compris lorsque les infractions auraient été commises à l’étranger.
« Plusieurs membres de la famille présidentielle ont la nationalité belge. Il peut y avoir une responsabilité pénale pour des personnalités de nationalité belge qui posent des actes de corruption ou de blanchiment, indépendamment du lieu de commission des infractions », a déclaré Me Bernard Maingain.
Cette prise de position met en avant la question de la compétence de la justice belge à l’égard de ses ressortissants soupçonnés d’avoir commis certaines infractions hors du territoire national.
Toutefois, l’éventuelle responsabilité pénale des personnes concernées dépendrait des faits établis, des éléments de preuve disponibles et des règles de droit applicables. La nationalité belge ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’implication dans des actes répréhensibles.
Cette déclaration intervient alors que les relations entre Kinshasa et Bruxelles font l’objet d’une attention particulière, notamment après les perquisitions menées en Belgique dans une résidence liée à la famille de la Première dame congolaise, Denise Nyakeru Tshisekedi, le 14 octobre 2026.
Les éventuelles suites judiciaires dépendront des investigations et des décisions des autorités compétentes.
