Kinshasa, 15 octobre 2026- Les enquêtes sur le crash d’avion survenu le 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, se poursuivent, tandis que les opérations d’identification des victimes restent en cours. L’annonce a été faite jeudi par Jean-Paul Mukolo, procureur général près le Conseil d’État et rapporteur du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), à l’issue d’une réunion extraordinaire de cette institution.
L’accident impliquait un avion de type Let 410, immatriculé 9S-GUC et exploité par la compagnie TRACEP Congo Aviation. L’appareil effectuait la liaison entre Kikwit et Kinshasa lorsqu’il s’est écrasé dans la zone de Kenge. Le drame a coûté la vie aux 17 occupants, dont quatre membres d’équipage et 13 passagers.
Parmi les victimes figuraient deux hauts magistrats militaires : le Lieutenant-Général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire, et le Lieutenant-Général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC près cette juridiction. Leur disparition a profondément marqué la magistrature congolaise, particulièrement la justice militaire.
Plus de deux semaines après l’accident, les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes du crash. « Les enquêtes sont effectivement ardues, elles sont en cours et cela demande un peu plus de patience parce que nous voulons savoir, le pays veut savoir ce qui s’est passé réellement », a déclaré Jean-Paul Mukolo.
Le rapporteur du CSM a également indiqué que les tests d’identification des victimes nécessitaient du temps. Ces opérations constituent une étape importante pour permettre aux familles de connaître avec certitude l’identité des personnes décédées.
Au lendemain du drame, le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, avait suspendu le certificat de transporteur aérien de TRACEP Congo Aviation. Une enquête technique a été confiée au Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA), tandis que des investigations judiciaires ont également été annoncées.
La récupération de la boîte noire, ramenée à Kinshasa, constitue un élément important pour la suite des investigations. Les autorités attendent les résultats des différentes procédures afin d’établir les causes de l’accident et de déterminer les éventuelles responsabilités.
