Kinshasa, 30 octobre 2026 – Le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a rejeté, ce vendredi 30 octobre 2026, la demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de l’opposant Prince Epenge Wemakoko. Cette décision maintient le président du parti politique ADD Congo en détention provisoire.
Introduite le mercredi 28 octobre, la requête de la défense visait à obtenir la remise en liberté de l’opposant pendant la poursuite de la procédure judiciaire engagée contre lui.
Cette démarche intervient dans un contexte marqué par des difficultés rencontrées par ses avocats pour accéder au magistrat instructeur. Prince Epenge, qui devait être entendu mercredi, n’avait finalement pas pu rencontrer le magistrat. Ses conseils n’avaient pas non plus réussi à obtenir cette audience.
À la suite du rejet de leur requête, les avocats de l’opposant dénoncent ce qu’ils qualifient de procès politique. Ils expriment également des inquiétudes concernant l’indépendance de la justice et le respect des droits de la défense.
Pour rappel, Prince Epenge avait été interpellé le 25 octobre dernier à l’aéroport international de N’djili, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Rome afin de participer à une rencontre de la Coalition Article 64 (C64). Son passeport avait été retenu par les services de la Direction générale de migration (DGM), avant son transfert au Conseil national de cyberdéfense (CNC).
Son arrestation est liée à l’affaire Manassé Lomboto, militant et responsable de la sécurité de l’ADD Congo, décédé à la suite des violences survenues en marge de la marche de l’opposition organisée le 15 septembre 2026 à Kinshasa.
Josué Kid
Justice
Liberté provisoire, Parquet, Epenge, RDC
