Kinshasa, 03 janvier 2024.- Le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé actif dans l’Est de la RDC avec le soutien présumé du Rwanda, a rejeté les résultats provisoires de l’élection présidentielle donnant Félix Tshisekedi vainqueur avec 73,34% des voix.
Le M23 accuse le président Tshisekedi d’avoir exclu certains territoires de l’élection, privant ainsi des millions de citoyens de leur droit de vote, et déclare « ne pas reconnaître la légitimité de sa victoire ».
Dans une déclaration, le président du M23, Bertrand Bisimwa, a annoncé la formation d’une coalition nommée Alliance Fleuve Congo. Cette coalition, regroupant le M23, d’autres organisations civiles et politiques, a pour objectif de renverser ce qu’elle qualifie de « gouvernance chaotique et prédatrice » du pays.
Le M23 a justifié son choix de nommer Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), pour diriger l’Alliance Fleuve Congo, louant son engagement pour la cause de la libération.
« C’est dans ce cadre que notre mouvement s’est associé à d’autres organisations civiles et politiques pour créer une plate-forme dénommée Alliance Fleuve Congo qui est un cadre plus ouvert, plus large et plus dynamique qui nous permet ensemble d’entamer une marche révolutionnaire avec comme objectif de mettre fin à une gouvernance chaotique et prédatrice du pays qui tue ses propres citoyens, les contraignant à opérer un choix honteux et inacceptable entre l’exile et la caporalisation », explique Bertrand Bisimwa, président du M23.
« C’est un compatriote révolutionnaire qui a choisi de tout abandonner pour se mettre totalement au service de la cause nationale », évoque ce chef des rebelles.
La coalition se dit « déterminée » à renverser Félix Tshisekedi, reprochant au président de n’avoir pas pris en considération les causes profondes des conflits dans l’Est du pays, perpétuant ainsi l’insécurité et le sous-développement dans la région.
Nicolas Kayembe
