Kinshasa, 10 octobre 2024- Dans un contexte politique déjà tendu, le président du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, s’oppose fermement à toute modification de la Constitution de la République Démocratique du Congo (RDC).
Dans une récente interview, il a souligné que les véritables enjeux ne résident pas dans la charte constitutionnelle, mais dans les questions de gouvernance. Il a rappelé que Félix Tshisekedi, l’actuel président, doit achever son mandat avant de se retirer, soulignant l’importance de respecter les institutions et d’éviter les dérives qui pourraient nuire à la stabilité du pays.
“Le problème qui se pose aujourd’hui à la RDC n’est pas liée à la Constitution. C’est un problème de gouvernance. C’est pour cela que je dis que Félix Tshisekedi doit terminer son mandat et partir. Il y a une vie après le pouvoir, il doit le savoir”, laisse entendre l’ex-gouverneur du Katanga.
Katumbi met en garde contre les tentatives de changement constitutionnel, qu’il considère comme une manœuvre pour permettre à Tshisekedi de briguer un troisième mandat. “La Constitution actuelle est bonne”, affirme-t-il, insistant sur le fait que modifier les règles du jeu serait une manœuvre opportuniste, destinée à servir des intérêts personnels plutôt que le bien commun.
“Nous ne sommes pas naïfs. Si certains veulent y toucher, c’est pour permettre au président actuel d’effectuer un troisième mandat. Le reste n’est que de l’habillage”, insiste le candidat malheureux à la présidentielle de décembre dernier.
Le débat sur la nécessité d’une réforme constitutionnelle s’intensifie, avec des voix contrastées au sein de la classe politique. Alors que certains, comme Augustin Kabuya de l’UDPS, prônent un changement pour s’adapter à l’évolution du pays, Katumbi appelle à la prudence.
