Kinshasa, 17 novembre 2024- Lors d’un meeting tenu à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, le président de la République Félix Tshisekedi a franchi une étape décisive dans son projet de modification de la constitution congolaise.
Affirmant qu’il s’agit d’un « point de non-retour », le chef de l’État a déclaré que certaines dispositions de l’actuelle constitution comportaient des pièges menaçant l’intégrité et la souveraineté de la RDC, notamment l’article 217.
Le président Tshisekedi a explicitement mentionné l’article 217 comme une clause problématique, qu’il associe aux conflits récurrents tels que ceux impliquant le CNDP et le M23. “On veut nous obliger à abandonner une partie de notre souveraineté à des États voisins. Qui est-ce qui va m’interdire, moi, le garant de la nation de ne pas faire ça ?”, a-t-il questionné avec véhémence, exposant ainsi sa détermination à modifier la loi fondamentale pour éviter toute cession territoriale.
En vue de cette révision, Tshisekedi a annoncé la création l’année prochaine d’une commission chargée de revoir la constitution. Il a assuré que les propositions issues de ce processus seraient soumises à l’approbation populaire par l’intermédiaire des élus, et, si nécessaire, par un référendum. “Personne ne changera mon avis sur cette question. Je ne suis pas venu à la tête du Congo pour m’éterniser au pouvoir. Je ne pense qu’au bonheur de mon peuple”, a-t-il affirmé.
En marge de son discours, le président a également lancé un appel à la population de Lubumbashi pour renforcer les rangs de l’armée congolaise, face à ce qu’il a qualifié d’agression du Rwanda contre la RDC. Un message qui vise à galvaniser le soutien populaire et à affirmer la position de défense de la nation dans un contexte de tensions régionales croissantes.
