Kinshasa, 28 février 2025- Un délai de 48 heures a été accordé à cinq membres du gouvernement congolais pour répondre aux préoccupations concernant la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Invités par la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, ces ministres doivent se présenter ce samedi pour fournir des éclaircissements sur la guerre en cours, notamment en ce qui concerne l’agression rwandaise et ses impacts sur la population.
Les ministres concernés par cette audition sont le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, le Vice-premier ministre de la Défense, Guy Kabombo Mwadiavimta, la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likunde, ainsi que le Vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana. Ces derniers devront fournir des réponses détaillées sur la gestion de la crise sécuritaire dans l’Est du pays, où les combats continuent de faire des ravages.
Le député Rubens Mikindo Muhima, membre de la commission, a précisé que l’objectif de cette audition n’était pas de créer un tribunal, mais de permettre à l’Assemblée nationale d’exercer ses prérogatives. “L’urgence aujourd’hui est de mettre fin à cette guerre d’agression imposée par le Rwanda et ses supplétifs du M23”, a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité d’obtenir des éclaircissements sur la situation actuelle.
Les auditions se concentreront notamment sur les conditions de vie des civils dans les zones touchées, les réalités du terrain pour les Forces armées de la RDC (FARDC), ainsi que les défis humanitaires rencontrés par les populations locales et les milices Wazalendo. L’objectif est de comprendre l’ampleur de la crise et d’explorer des solutions concrètes pour restaurer la paix dans cette région en proie aux violences.
Enfin, la Commission défense et sécurité s’engage à déposer un rapport détaillé avant l’ouverture de la session ordinaire de mars. Ce rapport, soulignent ses membres, est essentiel pour renforcer le contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale et soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre dans l’Est du pays, une priorité absolue pour la paix et la stabilité de la RDC.