Kinshasa, 28 juillet 2025- La République Démocratique du Congo se prépare à commémorer, ce samedi 2 août, sur l’ensemble de son territoire, la Journée nationale du Génocide congolais (Genocost), placée cette année sous le signe de la mémoire et de la résilience économique.
Cette commémoration constitue un moment fort pour le gouvernement, qui souhaite rassembler la population autour d’un devoir de mémoire. Il s’agit de rendre hommage aux millions de victimes des atrocités commises par les prédateurs des ressources naturelles, ainsi qu’aux personnes qui leur ont porté assistance.
Dans le compte rendu du Conseil des ministres tenu le vendredi 25 juillet, le président de la République a exhorté l’exécutif à intensifier le plaidoyer en faveur de la reconnaissance internationale du génocide congolais.
« Après la table ronde du 29 mars et le Forum sur les réparations tenu du 1er au 4 juillet 2025, le Président de la République a noté qu’un colloque international s’ouvrira ce 29 juillet à Kinshasa, consacré à la reconnaissance du Génocide commis en RDC, avec la présentation d’un argumentaire documenté à l’appui. À l’occasion de la commémoration du Genocost – année 3, il a appelé, sous la coordination de la Première ministre, à une mobilisation nationale et diplomatique pour marquer cette journée dans toutes les provinces ainsi qu’au sein de nos ambassades, en réunissant citoyens et partenaires autour d’espaces de dialogue, de mémoire et de paix », a lu Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Le chef de l’État souhaite par ailleurs que cette dynamique soit portée sur les scènes internationales, notamment lors des prochaines grandes tribunes mondiales.
« Dans le prolongement de cette appropriation mémorielle, le Président de la République entend engager notre pays dans un plaidoyer international pour la reconnaissance du Génocide, notamment à la 60e session du Conseil des droits de l’homme et à la 80e Assemblée générale des Nations Unies. Le gouvernement, à travers le ministère des Droits humains, en collaboration avec la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et de soutien aux réformes (CIA-VAR), le FONAREV, ainsi que nos missions diplomatiques, est appelé à élaborer une stratégie globale et progressive. Celle-ci devra mobiliser les forces vives de la nation ainsi que la diaspora, afin de faire entendre la voix de notre peuple et honorer la mémoire de nos millions de martyrs », a recommandé Félix Tshisekedi.
Il faut signaler que cette orientation présidentielle fait suite à la table ronde organisée en mars dernier sur la reconnaissance internationale du génocide congolais, une initiative portée par la CIA-VAR et le FONAREV, qui œuvre à la réparation des victimes de violences sexuelles et autres crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.
